vendredi 10 avril 2009

"Ils ne manquent de rien, ils font du camping"

Quel humour, ce Bernusconi !
Il ne parle pas des candidats italiens à Big Brother, non !
Il parle des milliers de sans-abris qui ont tout perdu suite au séisme de lundi dernier (tiens à une semaine près ça aurait été le lundi de Pâques ; l'humour berlusconien serait-il contagieux ?).
Des paroles dignes d'un chef d'état sensé soutenir le moral de ses compatriotes jetés dans le malheur. Voir d'ailleurs l'intervention télévisée qui a suivi, rapportée par le très sérieux site Lislesnews http://www.lislesnews.com/ ... Attention, pour ceux qui survolent et réfléchissent peu, pensez que le second degré existe ! Et n'hésitez pas de temps en temps à faire un tour sur ces pages toujours bien informées ;-))
Le premier ministre italien n'a semble-t-il heureusement rien dit de tel à propos des deux cents morts (dont quelques français, ce qui paraît pour les médias encore plus dramatique, et ressemble bien à du pain béni pour l'audimat).
Et à propos de pain béni, le Vatican qui aurait mieux fait de la jouer "discret" car je ne sais comment ils pourraient justifier une telle catastrophe, de plus si près de chez eux, a tout de même envoyé le sous-pape, leur numéro 2, pour célébrer une messe en l'honneur des victimes. ce qui entre nous a dû bien les réconforter.
Et pourquoi pas le numéro 1, Benoît Ixe Vé Bâton soi-même ? Peut-être parce qu'il était trop occupé à préparer les festivités pascales, à réviser ses langues et à faire quelques exercices en vue du port de la croix pendant le chemin du même nom.
Quoi qu'il en soit, encore un fête païenne récupérée par la religion, comme Noël et la Saint Jean, qui étaient des temps de réjouissances bien avant le cristianisme. C'était la nature que l'on vénérait, et cela, c'est louable et compréhensible.
C'est devenu une récupération religieuse et commerciale qui a réussi le tour de force de faire oublier les raisons premières et originelles de ces réjouissances.
Comment va le monde, Môssieu ?

mercredi 8 avril 2009

Echelle de valeurs

Prof "gazé" à la bombe lacrymogène par un élève ; le juge demande à l'agresseur : "Si je t'agressais, tu ferais pareil ?"
Réponse : "Non, vous, vous êtes un juge, vous n'êtes pas n'importe qui !"
Donc, un prof, c'est n'importe qui !
Avec "Entre les murs" et "La journée de la jupe", on a pourtant des exemples de ce qu'est la réalité de l'enseignement aujourd'hui.
Un métier de plus en plus "à risques", sur lequel il est facile de déverser des rancoeurs afin de se cacher ses propres responsabilités (parents, si vous m'entendez ...)
Sans en revenir à une époque où le maire, l'instituteur et le curé étaient les trois personnalités respectées du village, un peu plus de considération (morale et financière) pour des gens qui ont choisi un métier porteur d'espoirs serait peut-être bienvenu. Et on pourrait du coup élargir cette considération au bénéfice des chercheurs qui, sans avoir peut-être la pression d'un quotidien tendu, oeuvrent également pour l'avenir et sont eux aussi, dans une époque de crise et de vision à court terme, des cibles faciles car non immédiatement rentables.

dimanche 29 mars 2009

Jean Marie, ça suffit

La bête immonde a encore parlé !
Et même si d'aucuns parlent de manœuvre politique, rien que le fait de voir cette face défigurée par la haine, qui insiste bien avec des silences et des reprises pour "placer" son adjectif ignoble ne peut que donner mal au cœur.
Que lui faut-il pour admettre l'odieuse vérité ? Ça lui fait trop peur ? Ça va à l'encontre de ses convictions "tordues" ?
Une autre forme d'intégrisme, politique après le religieux de Williamson (qui n'est pas mon seigneur !)
Quelle infamie pour toutes les victimes des camps et leur descendance. Quelle honte pour notre pays d'avoir laissé s'exprimer un tel goujat malfaisant !
C'est là une des limites de la démocratie, et il faut malheureusement l'accepter.
Mais qu'il s'arrête maintenant !!! Le détail de l'histoire, c'est bien lui !
Il y a des limites dont le dépassement n'est plus tolérable.

jeudi 19 mars 2009

La nouvelle "bulle" du Pape !

Sacré Benoît Ixe Vé Bâton ! Il en a encore fait une bonne !
Après la réintégration des intégristes et l'excommunication de Récife, voilà un nouveau faux pas de Sa Sainteté.
Je veux bien sûr parler de sa déclaration sur le préservatif, à ne surtout pas utiliser, et surtout en Afrique bien sûr, là où il est présentement en voyage !
C'est plus qu'idiot, c'est criminel !
De quoi se discréditer d'avantage, et discréditer la religion en général, toutes les religions même, puisque c'est ainsi qu'on mène le monde depuis des millénaires.
A quand la prochaine incartade ?
A mon avis, il n'en fait pas encore assez : il restera encore malheureusement des gens pour ne pas se rendre compte de l'abime existant entre ces pantins hors des réalités et le quotidien de tout un chacun, en ces temps de crise économique, de réchauffement planétaire et de fossé grandissant entre riches et pauvres, dans ce qu'on appelle pudiquement le tiers et le quart monde.
A moins que l'on n'ait rien compris, et que tous ces problèmes soient causés effectivement par la toute puissance divine qui veut punir les hommes.
Dans ce cas alors, pour pousser le raisonnement jusqu'au bout, il ne faut effectivement pas utiliser le préservatif, il ne faut pas aider les plus pauvres : comme les lépreux du Moyen Age, c'est leur faute, leur grande faute, et tant mieux s'ils sont malades, SDF ou licenciés.
Ne les plaignons surtout pas : ils auront leur revanche au Paradis.
Et la marmotte ...
ET L'HUMANITE, LA SOLIDARITE, L'AMOUR DE SON PROCHAIN ?
Heureusement que l'on n'a pas besoin des religieux pour les vivre et les appliquer !
En attendant, la zizanie règne au sein de notre Sainte Mère l'Eglise, et ce n'est pas un mal que la fourmilière soit ainsi secouée !!!

jeudi 12 mars 2009

Comment vont la France et le monde, Môssieu ?

"Travailler plus pour gagner plus" : les employés de Continental avaient été obligés de travailler plus (40 heures au lieu des 35 légales) dans l'espoir de sauver leur entreprise. Résultat : fermeture de la "boîte" et 1000 emplois qui disparaissent. Dur quand, comme ce couple dont les deux membres travaillaient à l'usine, venaient de signer le crédit pour l'achat de leur maison ...
Et du côté du monde ?
Brésil : excommunication demandée par l'archevêque de Récife (avec l'appui du Vatican s'il vous plait !) à l'encontre d'une mère et des médecins qui ont pratiqué l'avortement de sa fille. La gamine âgée de 9 ans avait été violée par son beau-père et attendait des jumeaux. Elle risquait sa vie si la grossesse arrivait à son terme. Sans commentaires. Oui plutôt si : quid du beau-père ? et quid de l'omnipotence divine qui a laissé se passer la chose ?????
Allemagne : (nouvelle) tuerie dans un établissement scolaire, malgré les mesures strictes prises dans ce pays concernant le port d'armes. 13 morts (dont le tueur). Chez nous, ce n'est pas allé si loin même si à présent les règlements de comptes entre bandes rivales se déroulent dans les lycées.
Quel beau métier, professeur !

vendredi 6 mars 2009

Qui est à blâmer ?

Nouveau fait divers à Marseille : une femme en garde à vue pour avoir menacé avec une grenade les employé(e)s d'une agence immobilière.
La dame âgée d'une soixantaine d'années avait une grenade à plâtre, et ne pouvait plus avoir de recours face à l'agence propriétaire de son logement dans une rue commerçante de la ville : on lui multiplie par 3 le montant de son loyer, et elle ne peut plus de ce fait rester dans cet appartement dans lequel elle vit depuis 28 ans.
Les employé(e)s ont été choqués et sont suivis psychologiquement ; elle, elle a été ceinturée et livrée à la police.
Qu'y voir d'autre qu'un nouvel exemple concret de la détresse de ces personnes dont les ressources diminuent pendant que l'âge augmente ?
Que va-t-il advenir de cette femme ? On va sûrement lui prescrire un long séjour dans un "établissement spécialisé" où elle finira ses jours en pleine détresse, et son appartement sera reloué 3 fois plus cher, sans que les vrais responsables soient inquiétés. Et ce, pendant que par ailleurs l'on fait ces jours-ci à juste titre des appels pour les Restos du Coeur...
Belle société qui pousse certaines personnes à en arriver à ces extrémités, et en laisse d'autres agir impunément au détriment de simples considérations humaines.
Dieu, si tu nous entends, ...

jeudi 19 février 2009

A voir, à montrer, à diffuser !

Choc cinématographique ce soir à la vision de "Pour un instant la liberté", film de Arash T. Riahi, qui rapporte le parcours de trois groupes de personnes quittant l'Iran pour se réfugier en Europe, en passant par la Turquie.
Pour un premier film, on ne peut qu'admirer la maîtrise du cinéaste, également auteur d'un scénarion grandement autobiographique (surtout en ce qui concerne sa famille). Des cadrages et mouvements de caméra exemplaires, un récit alliant poésie, humour et extrême dureté des situations ; des acteurs époustouflants qui ont donné plus que beaucoup d'eux-mêmes, certains ayant été obligés ensuite de changer d'identité pour ne pas être inquiétés dans leur pays.
Un film magnifique au service d'aventures humaines que l'on ne peut pas se permettre d'accepter à notre époque. Un film dur et profond que les respirations apportées par la construction permettent de suivre tout en renforçant l'humanité d'un ensemble admirable.
Pour toutes ces raisons, politiques et humaines, pour cette leçon de cinéma qui devient une arme au service de la dénonciation de ces situations, il est capital que ce film devienne un succès et soit vu par le maximum de personnes. Il doit être montré à nos jeunes (et une opération comme "lycée au cinéma" pourrait en offrir l'opportunité) et aussi à nos politiques qui se contentent de "faire du chiffre", quitte à aller arrêter les sans-papiers au sortir des écoles ou, comme hier à Marseille, jusque dans une communauté Emmaüs.
Ce n'est pas les Ch'tis, ou les comportements nombrilistes d'un enseignant (même si "Entre les murs" rafle des récompenses et va certainement encore faire une moisson de "Cesar" à la cérémonie de remise du 27 février). C'est autre chose, c'est plus fort, c'est une œuvre militante de portée universelle.