mercredi 23 novembre 2011

Et sans les clémentines corses, quelle heure est-il ?

France Inter ce jour : "Il est midi moins quelques secondes, avec les clémentines corses".
Vraiment insupportable qu'à la télé ou à la radio, on n'ait plus rien sans rien !
C'est le jeu des 1000 euros avec un fromage basque, un match de foot avec au moins 5 sponsors officiels, votre film de la soirée avec Groupama, et ceci à longueur de temps.
La publicité est un mal nécessaire pour l'économie des médias ; d'aucuns iront même jusqu'à dire que ces derniers n'existent que pour servir de support aux "réclames".
Mais trop, c'est trop !

dimanche 20 novembre 2011

Du gaspillage en temps de crise ;-)

Même si cela permet à quelques intermittents de faire une "gâche", combien coûte la réalisation d'un CD de chansons ?
Cela ne doit pas être donné entre l'enregistrement, la production, le pressage, la commercialisation, ...
Et combien de malheureux pourraient être nourris avec cet argent ?
Je me pose ces questions en entendant certaines productions de ces dernières semaines, encensées cela va de soi par des critiques qui ne savent aller que dans le sens du vent.
En premier lieu, je veux parler de l'"œuvre" de Lulu Gainsbourg, heureusement pour lui "fils de", qui a pu se payer des études musicales aux States (pour ce que cela a donné ???) et vient de sortir des chansons de son père où il reprend par exemple la Javanaise sur le rythme de Couleur Café, en arrivant avec grande difficulté à sortir quelques sons, avant certainement que l'on lui apporte de l'oxygène.
Je veux parler ensuite de l'opus de Keren Ann, dont une seule chanson pourrait endormir un régiment entier d'insomniaques.
Qui va casser le tabou de la mode et oser dire en face à ces gens là qu'il est indécent de produire de telles choses, surtout en tant de crise ?
Cela me rappelle le fameux conte des "habits neufs de l'empereur" ;-)))

dimanche 13 novembre 2011

Une chanson pour les enfants de la corne de l'Afrique

Dimanche après midi sur France 2.
Le gentil Michel Drucker reçoit le gentil Gérard Lenorman (qui a un gentil disque de duos à vendre).
A un moment, nous avons droit à un extrait d'une chanson, "Les ricochets", que des artistes français n'ont pas hésité à enregistrer pour l'UNICEF et les enfants de la corne de l'Afrique.
Et, précise le gentil Michel : "Dieu sait qu'ils sont nombreux !"
Et alors, s'il le sait, Dieu ne peut-il pas agir lui-même après avoir déjà laissé se développer le problème ?
A moins que les enfants de la corne de l'Afrique lui aient fait quelque chose...
En effet, si on s'en réfère à la chanson qu'Aznavour avait produite pour Haïti (Dieu, qu'ont-ils fait pour que tu les punisse ?), il doit y avoir quelque chose comme ça.
Mais alors, Dieu n'est-il pas pardon ????
Je n'y comprends plus rien !

jeudi 10 novembre 2011

Place aux vieux... mais pas à tous !!!

84 ans, elle faisait le taxi sans permis et sans licence. Cela rappelle un peu la "vieille dame indigne" de René Allio !
81 et 84 ans : ils re-ouvrent une boulangerie pour améliorer leur retraite et "voir du monde"
Chapeau, les vieux !
Il n'y en a qu'un qui me pose problème (pas qu'à moi d'ailleurs je pense !) : c'est Jean Pierre Chevenement qui présente sa candidature à la présidence de la République. Il va inutilement prendre des voix, et l'on sait déjà ce que cela a donné. Sur le plan de la politique, je suis assez d'accord avec Montebourg qui veut arrêter la carrière à 67 ans. Là c'est raisonnable, ça n'engage plus des individus mais une représentation. Et tant pis si les éléphants restent sans défenses !

dimanche 6 novembre 2011

Ils charrient !

Ainsi, Charia Hebdo ne plait pas aux intégristes.
Manque d'humour ? De tolérance ?
Attention, ceci est le signe d'un comportement qui risque, si nous n'y prêtons pas vigilance, de devenir non seulement l'habitude d'un communautarisme qui agira de plus en plus à découvert, mais d'une menace sur les libertés que les peuples pensent avoir acquis en Tunisie ou ailleurs.
On peut ne pas rire de tout, mais il faut défendre ceux qui permettent de rire, dans une société qui risque bientôt de faire pleurer.
Et que penser des droits des femmes, déjà difficiles à défendre chez nous (cf.le reportage ce matin sur France Inter concernant le peu de représentativité féminine dans nos grandes assemblées - on pourrait étendre cela aux postes à responsabilités dans les grandes entreprises - ), et pour lequel il est utile de s'inquiéter dans l'avenir des pays libérés du joug des dictatures ?

lundi 31 octobre 2011

De tout un peu ...

La marmotte avait commencé son hibernation, mais l'été indien et le beau temps de ces derniers jours d'octobre l'ont quelque peu réveillée ;-)
Donc, quelques remarques futiles (plus ou moins) afin de se relancer quelque peu.
Entendu ce matin à la radio (France Inter pour ne pas la citer) :
=> On change d'heure : pourquoi ne pas changer de montre ? Ah, quelle belle suggestion ! Cela évite de reprogrammer certains boutons ou (pour les plus anciens systèmes) de faire tourner les aiguilles. Pratique, dans une société d'assistés ! Et l'on pourrait même étendre le concept : pourquoi ne pas changer de service de table à chaque repas (ça éviterait de faire la vaisselle), ou de voiture à chaque utilisation (elle serait toujours neuve, moins de risque de panne) ou de (là je m'arrête, cela risquerait de devenir grivois !)
=> On passe à 7 milliards d'êtres humains sur la planète : on invite pour l’occasion le directeur de l'INED, qui nous précise que cela est théorique, et que ce chiffre n'est donné ... qu'à quelques % près ; mais un pourcentage de quoi ? Par rapport à quoi ? Cela ne veut strictement rien dire !!!
=> Plus anecdotique, mais en lien avec la remarque suivante !), je ne supporte plus la niaiserie des voix des filles faisant la pub pour Carrefour (voix d'ailleurs qui semble plaire aux publicistes car on commence à la retrouver de partout, pour les assurances en particulier)
Je passe sur ces dernières semaines, où comme toute l'année on a eu droit à des "journées", comme celle du "refus de la misère". Cela me rappelle une parodie de chanson de Bruel par Laurent Gerra. S'il suffisait d'une journée, et de dire que l'on refuse !!! On nous prend encore pour des gogos, et c'est à d'autres niveaux (politique, spirituel, ...) que cela devrait se jouer : ce sont eux qui sont sensés être responsables (mais non coupables ?) Et après l'info, on a la pub pour des produits de consommation. Et le lendemain, on passe à autre chose. Cela me fait penser aux révolutions qui ont profité non à ceux qui les ont faites mais à d'autres (bourgeois et propriétaires terriens en l’occurrence pour l'après 1789, car aucun paysan ne pouvait s'acheter des biens nationaux, ou religieux aujourd'hui dans les révolutions arabes ; quid de la liberté des femmes ?) A quand la journée de ceux qui ont des boutons sur les fesses et les bras trop courts ... ;-))
Tout ceci pour ne pas enrager contre des choses bien plus graves, comme la prof qui s'immole, la famine qui s'étend dans la corne de l'Afrique ou les charniers que l'on retrouve en Libye. Tiens, cela a à mes oreilles de modestes échos avec une chanson de Gilbert Laffaille, "2 minutes fugitives":

C'est une chanson naïve, un accord de cristal
Deux minutes fugitives, sans rien d'original
Comme un bruit de gencives contre une porte en métal
Comme un bruit de gencives
C'est une larme qui coule comme une goutte de sang
Le regard de la foule, des martyrs innocents
C'est une force qui saoule, l'engrenage incessant
Un bruit de mort qui roule et qui va grandissant

C'est une force qui saoule et l'on se sent tout seul
Mais c'est ton sang qui coule, c'est mon poing dans ta gueule
Quand un enfant s'écroule, quand un soldat dégueule
C'est une force qui saoule, un amas de linceuls[
C'est une chanson naïve, un accord de cristal
Une nouvelle relative quand on lit son journal
C'est la lame incisive, la douleur vertébrale
C'est la lame incisive
C'est une chanson naïve, un accord de cristal
Sur des choses qui arrivent et qui deviennent banales
Comme un homme que l'on prive de parties génitales
Une femme écorchée vive, une fillette qu'on empale

C'est ma Terre planétaire qui n'est pas pour demain
Tant qu'il y aura des mains pour trancher ces artères
C'est un flot quotidien et l'horreur et la guerre
C'est un visage humain piétiné sur des pierres

C'est une chanson naïve, un restant d'idéal
Un rêve à la dérive sur un air de cristal
Une chanson émotive sans théorie profonde
Deux minutes fugitives qui changeront pas le monde
C'est une larme qui coule comme une goutte de sang

A bientôt !

mercredi 28 septembre 2011

Président de tous les français ou apôtre du "diviser pour (tenter de) régner" ?

Ainsi, un fonctionnaire est moins digne d'attention qu'un ouvrier d'usine.
Ce n'est pas nouveau, vu par exemple la baisse de considération des enseignants dans la société (la salaire, étalon de comparaison comme un autre, y est peut-être pour quelque chose) ; mais au moins depuis hier ça a le mérite d'être clair, et dit par la plus haute (non, il n'y a pas de jeu de mots) autorité de l'Etat.
Bien sûr, dans un monde où le gain est roi, un fonctionnaire ne rapporte pas grand'chose, et il coûte même de l'argent au pays.
Au train (tiens, encore des fonctionnaires !) où vont les choses, on va peut-être bientôt les supprimer !!!
Mais qui alors, par exemple, fera rentrer les impôts ????