lundi 31 octobre 2011

De tout un peu ...

La marmotte avait commencé son hibernation, mais l'été indien et le beau temps de ces derniers jours d'octobre l'ont quelque peu réveillée ;-)
Donc, quelques remarques futiles (plus ou moins) afin de se relancer quelque peu.
Entendu ce matin à la radio (France Inter pour ne pas la citer) :
=> On change d'heure : pourquoi ne pas changer de montre ? Ah, quelle belle suggestion ! Cela évite de reprogrammer certains boutons ou (pour les plus anciens systèmes) de faire tourner les aiguilles. Pratique, dans une société d'assistés ! Et l'on pourrait même étendre le concept : pourquoi ne pas changer de service de table à chaque repas (ça éviterait de faire la vaisselle), ou de voiture à chaque utilisation (elle serait toujours neuve, moins de risque de panne) ou de (là je m'arrête, cela risquerait de devenir grivois !)
=> On passe à 7 milliards d'êtres humains sur la planète : on invite pour l’occasion le directeur de l'INED, qui nous précise que cela est théorique, et que ce chiffre n'est donné ... qu'à quelques % près ; mais un pourcentage de quoi ? Par rapport à quoi ? Cela ne veut strictement rien dire !!!
=> Plus anecdotique, mais en lien avec la remarque suivante !), je ne supporte plus la niaiserie des voix des filles faisant la pub pour Carrefour (voix d'ailleurs qui semble plaire aux publicistes car on commence à la retrouver de partout, pour les assurances en particulier)
Je passe sur ces dernières semaines, où comme toute l'année on a eu droit à des "journées", comme celle du "refus de la misère". Cela me rappelle une parodie de chanson de Bruel par Laurent Gerra. S'il suffisait d'une journée, et de dire que l'on refuse !!! On nous prend encore pour des gogos, et c'est à d'autres niveaux (politique, spirituel, ...) que cela devrait se jouer : ce sont eux qui sont sensés être responsables (mais non coupables ?) Et après l'info, on a la pub pour des produits de consommation. Et le lendemain, on passe à autre chose. Cela me fait penser aux révolutions qui ont profité non à ceux qui les ont faites mais à d'autres (bourgeois et propriétaires terriens en l’occurrence pour l'après 1789, car aucun paysan ne pouvait s'acheter des biens nationaux, ou religieux aujourd'hui dans les révolutions arabes ; quid de la liberté des femmes ?) A quand la journée de ceux qui ont des boutons sur les fesses et les bras trop courts ... ;-))
Tout ceci pour ne pas enrager contre des choses bien plus graves, comme la prof qui s'immole, la famine qui s'étend dans la corne de l'Afrique ou les charniers que l'on retrouve en Libye. Tiens, cela a à mes oreilles de modestes échos avec une chanson de Gilbert Laffaille, "2 minutes fugitives":

C'est une chanson naïve, un accord de cristal
Deux minutes fugitives, sans rien d'original
Comme un bruit de gencives contre une porte en métal
Comme un bruit de gencives
C'est une larme qui coule comme une goutte de sang
Le regard de la foule, des martyrs innocents
C'est une force qui saoule, l'engrenage incessant
Un bruit de mort qui roule et qui va grandissant

C'est une force qui saoule et l'on se sent tout seul
Mais c'est ton sang qui coule, c'est mon poing dans ta gueule
Quand un enfant s'écroule, quand un soldat dégueule
C'est une force qui saoule, un amas de linceuls[
C'est une chanson naïve, un accord de cristal
Une nouvelle relative quand on lit son journal
C'est la lame incisive, la douleur vertébrale
C'est la lame incisive
C'est une chanson naïve, un accord de cristal
Sur des choses qui arrivent et qui deviennent banales
Comme un homme que l'on prive de parties génitales
Une femme écorchée vive, une fillette qu'on empale

C'est ma Terre planétaire qui n'est pas pour demain
Tant qu'il y aura des mains pour trancher ces artères
C'est un flot quotidien et l'horreur et la guerre
C'est un visage humain piétiné sur des pierres

C'est une chanson naïve, un restant d'idéal
Un rêve à la dérive sur un air de cristal
Une chanson émotive sans théorie profonde
Deux minutes fugitives qui changeront pas le monde
C'est une larme qui coule comme une goutte de sang

A bientôt !

mercredi 28 septembre 2011

Président de tous les français ou apôtre du "diviser pour (tenter de) régner" ?

Ainsi, un fonctionnaire est moins digne d'attention qu'un ouvrier d'usine.
Ce n'est pas nouveau, vu par exemple la baisse de considération des enseignants dans la société (la salaire, étalon de comparaison comme un autre, y est peut-être pour quelque chose) ; mais au moins depuis hier ça a le mérite d'être clair, et dit par la plus haute (non, il n'y a pas de jeu de mots) autorité de l'Etat.
Bien sûr, dans un monde où le gain est roi, un fonctionnaire ne rapporte pas grand'chose, et il coûte même de l'argent au pays.
Au train (tiens, encore des fonctionnaires !) où vont les choses, on va peut-être bientôt les supprimer !!!
Mais qui alors, par exemple, fera rentrer les impôts ????

jeudi 1 septembre 2011

Un agriculteur philosophe, ça existe !

Ayant récemment visité le tout nouvel espace "L'arche des cimes" à Ristolas dans le Queyras (Hautes Alpes), j'ai écouté avec grand intérêt les propos des personnes interviewées dont on présente le portrait dans la salle du haut, et en particulier le discours plein d'humanité et de bon sens tenu par Pierre Rabhi, agriculteur-poète-écrivain-philosophe-humaniste-penseur français d'origine algérienne, que l'on peut retrouver avec grand plaisir sur son blog.
Une phrase en particulier a attiré mon attention : elle dit à peu près ceci : "On parle de la terre que l'on doit laisser, transmettre à nos enfants ; mais quels enfants laisserons-nous à la terre ?"
Phrase à méditer, homme à connaître ou retrouver pour ceux et celles qui le connaissent déjà.

mercredi 31 août 2011

Petit rappel à propos des marmottes


Pour qui découvrirait ce blog ou ne le suivrait pas depuis ses débuts, je me permets de rappeler que je m'octroie de temps en temps le droit de décerner des marmottes d'or, d'argent et de bronze aux infos qui nous prennent vraiment pour des ..., un bel exemple en étant la couverture de Télérama citée dans l'article qui précède celui-ci.
A vrai dire, j'ai emprunté l'idée à mon ami Gérard Ponthieu ("C'est pour dire") qui, lui, délivre des pantoufles de métal précieux aux journalistes qui auraient les mêmes objectifs que ceux récompensés par mes marmottes. A voir ici .
Tiens, entendu avant hier à la radio, une info qui mérite sa petite marmotte de bronze : une étude scientifique vient de démontrer que les gens travaillent mieux quand, au bout de leur tâche, il y a une récompense. Ne serait-ce pas là un bel enfoncement de portes ouvertes ??? Dite que cette étude a été faite, donc commandée, donc payée. Elle a dû donc être bien faite puisqu'il y avait au bout une récompense sonnante et trébuchante ;-))

samedi 27 août 2011

Lamentable (de multiplication ?)


Couverture de Télérama cette semaine : un garnement à l’œil mauvais pose devant un tableau noir sur lequel il a écrit (sans faute d'orthographe, SVP) : "Mon instit va craquer".
Quel besoin pour cet hebdomadaire qui bénéficie d'un certain sérieux (je n'ai pas dit d'une aura, même s'il appartient à un groupe de presse orienté catho) de faire ainsi de la provocation et d'enfoncer encore ces pauvres enseignants qui ont bien du mérite devant des difficultés croissantes de tous ordres : diminution des effectifs, quasi absence de formation (et je connais le sujet !), démission de plus en plus flagrante des parents, et j'en passe.
Même si l'article à l'intérieur du magazine remet un peu les pendules à l'heure, je ne peux m'empêcher de trouver cette photo de couverture complaisante et malsaine.
J'espère qu'un courrier des lecteurs arrivera à parvenir jusqu'à leur rédaction et figurera dans le prochain numéro. Personnellement, j'ai déjà essayé d'en adresser ; c'est quasi impossible en passant par leur site, il y a trop de barrières à franchir. Peut-être qu'un bon vieux courrier papier serait plus efficace.
En attendant, cette couverture mérite haut la main sa marmotte d'or !!!

mercredi 17 août 2011

JNJ et autres rassemblements madrilènes

Pour une fois la place sur laquelle se déroulent les fiestas à la gloire du Real Madrid va servir à un autre public.
Ceci payé en grande partie par les madrilènes, donc des espagnols déjà bien en déséquilibre financier en ces périodes de crise européenne et mondiale. Bien sûr dans sa grande générosité le Pape va mettre la main à la poche, mais cela ne suffira pas.
Et tout ceci pour une semaine de festivités pour lesquelles, comme l'a confié un participant à une antenne de radio, la foi n'est pas la seule motivation. Ce brave garçon a expliqué en effet que lui-même ne croyait plus à grand chose, mais qu'il partait là-bas essentiellement pour... draguer !
Sur une autre place de Madrid, les "indignés" émules de Stéphane Essel se réunissent également.
Décidément, Madrid est l'épicentre de la jeunesse européenne en ce milieu du mois d'août.

Triste disparition

Celle du chanteur-poète Allain Leprest, considéré par ses pairs mais oublié des médias, ce que rapportait son producteur après son décès : "On ne voyait jamais à la télé ce Grand Prix des poètes de la Sacem. Il ne passait pas à la radio, c'était un artisan qui joignait les deux bouts comme d'autres artisans de la chanson."
Laissons les journalistes supputer sur les raisons de son suicide, mais notons le choix du lieu de son acte : Antraigues, le village de son pite Ferrat disparu lui-même il y a un peu plus d'une année, et du moment, quelques jours après le concert de sa fille, elle-même chanteuse, sur la place du village.
Sûr que sur les antennes on entendra moins d'hommages et de rétrospectives que pour Gainsbourg ou Bashung, à moins que sa disparition permette de rendre un peu vie à son œuvre.