vendredi 4 juillet 2008

Vas-y Raymond !

80 pour 100 des français, sondés par RMC en particulier, ne voulaient pas semble-t-il de la reconduite de Raymond Domenech à la tête de l'équipe de France.
Mais il a tout de même été maintenu à la tête de la sélection nationale.
Peu importent les justificatifs plus ou moins convaincants donnés par M. Escalettes en commentaire de cette décision. Et bien contrits sont ceux qui voyaient déjà Didier Deschamps à la tête des Bleus.
Constatons avec satisfaction que pour une fois non seulement (ce qui est rare dans le football) on respecte un contrat qui avait été signé, mais on laisse à celui qui a tout de même conduit la France en finale du dernier mondial la possibilité de continuer à construire une équipe pour préparer le prochain rendez-vous planétaire du foot en 2010.
Et tant pis si sa communication ne convient pas aux bien pensants. Laissons-le travailler et apporter un peu d'air autre que footballistique dans un monde de toutes façons lié à l'argent plus qu'au plaisir du jeu, tributaire de décisions d'arbitrage de plus en plus navrantes (à quand la vidéo, M. Platini ?) et qui, quoi qu'il en soit, ne changera en rien la face de l'univers !

OK, bravo, mais ...

Voici donc Ingrid Bétancourt (et 14 autres êtres humains) libérée .
Beau coup de poker de la part d'Urribe, beau risque aussi, qui ressemblait bien à une dernière chance politique pour ce dirigeant soupçonné de corruption et pour qui cela commençait à sentire le "roussi".
Tant mieux si son opération commando James Bond a réussi, libérant ainsi 15 otages des mains de révolutionnaires sans idéologie (aucun "papier" publié pat les dirigeants, même pas le dernier en date considéré pourtant comme un "intello") et soutenus financièrement par l'argent de la drogue.
Comme quoi le tableau n'est pas aussi idyllique que cela.
Quant à Ingrid Betancourt, il ne faudrait tout de même pas oublier que son arrestation n'était pas due au hasard, et qu'elle l'avait tout de même bien cherchée en allant elle-même se mettre dans la gueule du loup. Pour des motifs politiques qui vont certainement la relancer maintenant qu'elle a été libérée. Mais comment affronter Urribe aux prochaines élections, alors que c'est à lui qu'elle doit sa libération ? Quelle affligeante naïveté chez le porte-parole de son comité français de soutien qui, hier matin sur Canal Plus, la voyait déjà présidente de la Colombie ...
Et en plus, vas-y des symboles : voici Ingrid à la fois Mandela, Martin Luther King, Che Guevara et mère Thérésa. Ca fait peut-être un peu beaucoup, non ???
Pendant ce temps-là, si l'on ajoute tous les satisfécits des politiques de tous bords, les efforts de Sarkozy pour essayer de tirer quelques marrons d'un feu duquel il a été totalement exclu, peu de temps d'info pour le reste de l'actu : quid du tireur de Carcassonne ? Et quid des 2 pauvres étudiants français de 20 ans poignardés à Londres ?
Et il ne vaut mieux pas imaginer ce qui se serait passé si Urribe avait perdu au poker !!!

mercredi 18 juin 2008

Chapeau messieurs !

Quels messieurs ?
Escalettes et Domenech.
Le premier, président de la Fédératon française de football, a su avoir une attitude pondérée et réfléchie lors de ses interventions sur l'antenne de RTL ce matin, au lendamain de l'élimination de la France du championnat d'Europe des Nations. Paroles raisonnables, réponses mesurées, polies et de bon ton. Ce qu'il faut pour prendre du recul au lendemain de ce qui n'est pas la fin du monde.
Il a su en particulier ne pas "taper" de manière primaire sur ce qui a été encore une fois un arbitrage au dessous de tout. Pénalty peut-être (et encore), mais expulsion non. L'arbitre savait très bien pourtant que cela mettait fin, à un quart d'heure seulement du début de la rencontre et après la blessure de Ribéry, à une possibilité de qualification pour la France. Sans parler des agressions non sanctionnées de la part des transalpins, dont une au moins aurait également mérité une expulsion.
Arbitrage dans un seul sens donc, par celui qui avait déjà "pourri" la finale de la Champion's League au détriment de Chelsea, et le premier match de l'Euro qu'il avait déjà arbitré. Pour un homme soit disant d'expérience, cela fait un peu beaucoup. Monsieur Michel (tel est son nom) n'a peut-être pas perdu son chat, mais a certainement perdu son sens de l'équité.
Que dire après tout cela ? Rien, et c'est ce que Raymond Domenech a fait de manière élégante en fin de match, en profitant de l'antenne pour demander sa compagne Estelle Denis en mariage. Car il n'y avait rien à dire d'autre, et cette prise de recul, cette pirouette, voulait dire à la fois qu'il ne voulait pas prononcer des paroles que les vautours médiatiques attendaient, et qu'il savait également donner leur vraie valeur aux choses.
D'aucuns lui en veulent de savoir parler, d'avoir de l'humour, du recul, de s'intéresser à autre chose que le foot (le théâtre en particulier) ; et il est facile à présent, pour les 60 millions de sélectionneurs potentiels qu'il y a en France, de critiquer ses choix dans la liste des 23 et lors des premiers matches du tournoi. Mais passer à côté d'une rencontre cela existe (la Roumanie), et subir la loi de plus fort que soi (Pays Bas) et la malchance (Italie) cela existe aussi. Dans ce "groupe de la mort" (vainqueur et finaliste de la dernière coupe du Monde plus deux équipes en pleine progression), se qualifier dépendait de peu de choses, du sort, et il n'a pas été favorable à la France.
Encore une fois, ce n'est pas la fin du monde. Il y a un groupe d'"anciens" à qui l'on doit beaucoup et pour qui il est temps de se retirer (même si cela aurait pu être plus glorieux pour eux) et des joueurs de talent pour prendre la relève.
Et puis si l'on ne gagne pas à tous les coups, c'est un peu normal, et encore une fois ce n'est pas la fin du monde, il y a plus grave dans le Sakozyland et sur l'ensemble de la planète.
Avoir vu à Vienne des Croates pleins de bierre salir une ville qui ne le méritait pas me renforce dans l'idée que le sport ne doit pas être laissé uniquement à des hordes primaires, mais doit être aussi un lieu de culture et de vie. Desproges détestait le sport et le foot en particulier, mais je ne le suis pas sur ce terrain (jeu de mots !).
Pourtant, il va falloir peut-être se résigner à avoir un nouveau sélectionneur qui expliquera (techeniquement et taketiquement) ce qu'il va falloir faire. Ce ne sera pas du Santini dans le texte, mais on verra que beaucoup regretteront Raymond. Souvent les mêmes d'ailleurs qui voulaient lycher Aimé Jacquet avant même la coupe du Monde 1998.
Raymond et Estelle, vivez heureux et profitez de l'existence.
Et laissez (malheureusement) la place à moins talentueux que vous !

vendredi 13 juin 2008

Déception

Nous voici rentrés d'une semaine de voyage dans les 3 capitales d'Empire : Prague, Budapest et Vienne.
Si Vienne est une belle ville, si Prague est une ville charmante et qui a une âme, que dire de Budapest ?
De beaux monuments certes, mais une ville triste, dégradée, avec tags et bâtiments à l'abandon, et ce en plein centre ville. Sur le pont des chaînes par exemple, pas un espace sur lequel on pourrait écrire qui ne porte ces signes insupportables que d'aucuns pensent être "de l'art" !
Une véritable déception, un problème qui mériterait d'être pris en charge par les "autorités compétentes", sans quoi la situation ne fera qu'empirer.

Le réveil de la marmotte : MARRE DES ERREURS D'ARBITRAGE


Je sais, il y a des sujets plus graves, la crise alimentaire mondiale, la flambée du prix du pétrole, les droits de l'homme au Tibet (et dans bien d'autres lieux d'ailleurs, au passage !)
Mais souffrez que ce retour en parole de la marmotte se fasse sur un terrain (jeu de mots !) plus ludique quoique lui aussi sujet à caution et brassage d'argent : le sport, et plus précisément le football, et plus précisément le championnat d'Europe des Nations qui se déroule présentement en Suisse et en Autriche.
Aucun arbitre français sélectionné, c'est dire le niveau (qui a "plombé" toute une saison, et en particulier a faussé la finale de la Coupe de la Ligue) ; mais que dire de ceux qui officient ? La Suisse n'aurait jamais dû perdre son second match, car elle méritait bien un pénalty non accordé ; le premier but des Hollandais contre l'Italie est entâché d'un hors jeu flagrant. Et ce soir, même si la défaite est logique, sifffler un pénalty pour la France pour une main batave dans la surface aurait tout changé à 1 - 0, surtout si le joueur fautif avait été logiquement expulsé.
Mais c'est ainsi, cela semble passer en pertes et profits, et on ne retiendra qu'un score qui évidemment aurait dû être tout autre.
A quand la vidéo pour les rencontres de haut niveau, comme en rugby ?
Pourquoi alors est-on revenu sur le fameux "coup de boule" de Zidane en finale de coupe du monde, que l'arbitre n'avait pas vu, et qui a été seulement révélé ... par la vidéo ?
Et je n'ai toujours pas compris pourquoi ce brave Makekeke s'est signé en sortant du terrain !

lundi 21 avril 2008

Veuillez croire ... Pas moi !

20 ans déjà ; étonnant, non ?
De quoi je parle ?
De Pierre Desproges, parti il y a 20 ans remplacer les droits de l'homme par ceux des asticots.
Il n'est certainement pas allé s'asseoir à la droite de Dieu, c'est la place du mort !
En parlant de place, certains disent sur des forums qu'il n'aurait plus la sienne aujourd'hui.
Il l'aurait bien, sa place, dans un monde sarkosien aseptisé. Car on aurait bien besoin de remuer un peu tout cela.
Didier Porte, Stéphane Guyon, un peu Anne Roumanof.
Mais personne d'aussi acide, acerbe, et ce dans un style littéraire qui en fait un véritable écrivain.
Il n'aurait pas aimé les hommages.
En voici pourtant deux, recueillis sur le site de France Inter, qui résument bien l'homme et son oeuvre :

"J'allumais la radio. Et là, miracle ! Un être prénommé Pierre prenait prétexte d'un improbable tribunal pour offrir de la poésie pure, c'est à dire de la liberté, de l'intuition, de l'audace, de la gaieté (forcément inconsolable), de la pudeur, de l'intelligence, de l'utilité, en un mot (car je pourrais en défiler cent) de la force pour redresser la tête et vivre mieux, un peu plus noblement (humainement) jusqu'au soir" - Erik Orsenna

"Desproges a inventé l'effet comique de rupture par l'insertion du plus épais des calembours dans un océan d'érudition, un peu comme une bouse de vache sur le tapis rouge de l'Elysée" - Jean Dujardin

mardi 15 avril 2008

Vous avez vu pour les lunettes ?

Après l'attaque en règle contre la carte "Familles nombreuses", c'est Mme Bachelot qui monte au créneau pour suggérer le non remboursement des lunettes par la Sécurité Sociale avant même la renontre avec les responsables mutualistes pour éventuellement en discuter.
Vous allez me dire, 5 euros de remboursement sur un montant facilement 100 fois plus élevé (si on a une correction importante, des verres spéciaux, et ce sans compter la monture) ce n'est pas grand'chose.
Mais c'est avant tout la suppresion d'un organe de régulation dans la profession qui risque de disparaître. Comme le disait un opticien hier à la radio, cela risque de devenir une jungle où l'on circulera sans police.
Et les aberrations ne s'arrêtent pas là : certains offrent une seconde - et même une troisième, il est fou Afflelou !- paire gratuite, dont on n'a pas obligatoirement besoin. Et il est impossible de la refuser en l'échangeant contre une réduction de la facture ! Entendu aussi à la radio (sur RTL, juste avant une publicité pour Stepper ;-))
Résultat, les mutuelles vont augmenter, et ceux qui seront le mieux remboursés seront ceux qui pourront se payer les mutuelles les plus chères, CQFD.
Allez expliquer cela aux petits retraités, ceux qui ont le plus besoin de lunettes !
Et il est où le Président du Pouvoir d'achat ?
Z'avez vu mes Ray Ban ?